Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 16:46

http://www.jilislucky.fr/wp-content/uploads/2009/11/photo-Flore-a%C3%ABl-Surun-1.jpgSi vous ne connaissez pas les Jil is Lucky, vous vous trouvez face à de multiples solutions. Et comme à Sick Sad World on est cool, on vous les donne: vous jeter sous un train un soir de pleine lune après avoir mangé 777 grains de raisin; faire 30 tours intégral à la marelle tout en chantant très fort une chanson bidon quelconque; lire cette interview tout en écoutant leur album légalement acheté chez un disquaire quelconque.

SSW : Donc …

JIL : Chuuuut

SSW : Euh, pour com…

JIL : Chuuut

SSW : Donc pour commen….

JIL : Chuuuut

SSW : Maaiis euuh !!

Méga Giga explosion de rire

JIL : On fait une minute de silence.

SSW : Donc la première question, portait sur la pochette de l’album. On voulait savoir si c’était pour symboliser le côté absurde de la religion ?

JIL : Voila. C’est parfaitement "synthétifié." C’est euuh, c’est euuh, oui c’est ça en gros. Comme j’étais baigné dans un environnement religieux sans l’être vraiment, j’avais un peu de recul par rapport à ça. Je réfléchissais au combat religieux que je trouvais surréaliste, que j’ai associé au bio man. Voila. J’ai toujours des shakers sur moi (salières dans la main), c’est la côté un peu in, england.

SSW (impassibles): Vous êtes tous français ?

JIL : (rires) On est apatride français.

SSW : Alors pourquoi avoir fait le choix de l’anglais dans vos compos ?

JIL : Parce que. Parce que ce n’est pas une musique qui se fait en français, ça ne s’y prêtait pas. Et puis c’est venu naturellement, je pense que notre culture est plus anglo-saxonne que française.

SSW : Ca s’est fait par rapport à vos influences ?

JIL : Oui tout à fait.

SSW : Et quelles sont vos influences ?

JIL : Alors nos influences elles sont multiples et variées. Ça va de l’électro au hip hop suédois. Il y a plein de choses. Du rock à la pop, des 60’s et des 70’s… De Bob Dylan à jean louis Murat.

SSW : Vaste programme…

JIL : Vaste programme…non je plaisante pour Jean Louis Murat (rires)

SSW : Et sinon, comment se sont faites les rencontres ?

JIL : Alors… Je suis retourné à Berlin, voir le guitariste avec qui j’avais un groupe dans le sud de la France, et qui m’a dit « ouais, j’ai un pote qui joue actuellement à New-York et tout… (Il montre le membre du groupe) oui le rabbin …

L’attachée presse : Excusez-moi de vous déranger …

JIL : On est en direct là … (Eclat de rires)  Les auditeurs réclament une explication.

L’attachée de presse : C’était juste pour vous faire passer le programme d’interview de la journée. Il y a juste un petit changement, c’est les lycéens du webzine ils commencent à 16h.

(On lui fait donc gentiment coucou)

JIL : En fait ils sont là.

L’attachée de presse : Mince je ne vous avais pas capté. (Rires)  Je vous ai interrompu bêtement. Et (à Jil) ne t’étonnes pas de voir une grosse caméra à vingt heures alors que tu ne t’y attendais pas.

JIL : Il n’y a pas de soucis, j’ai l’habitude des grosses caméras. (Rires toujours)

SSW : On reprend...

JIL : Donc New- York et plus si affinités et puis on est retourné après à Prague. On est tombé dans la rue sur ce mec là (montrant en autre le violoncelliste) qui jouait comme un manche il faut le dire (rire ah ah ah). Non, il jouait dans la rue avec un super groupe, il était français et on a sympathisé. Ensuite on a été recherché la pierre « ongulaire »…

( Brouahah avec le pianiste de Sébastien Schuler qui joue avec son portable)

SSW : Vous avez donc fait le tour du monde pour vous former ! http://www.jilislucky.fr/wp-content/uploads/2009/11/jilisluckypar_raphael_lugassy-012.jpg

JIL : Oui, oui, c’est le hasard des rencontres heureuses. (Alexandrin avec césure en 6-6)

         Et puis on s’est réuni à Paris et puis en avant, en avant. (Rires) Tout bêtement.

SSW : Et le groupe existe depuis combien de temps ?

JIL : Deux ans, (un autre) non deux ans et demi. (Un autre) Trois ans. (D’autres) Non, non, non ! (JIL) Deux ans et quatre mois, quelque chose comme ça.

Suite à une blague qui nous est inconnue Jil dit : On est sérieux là m**** ! On ne fait pas les choses à moitié, soit on les fait à Vendôme soit on les fait à Poitiers !

Ne faites pas attention à lui c’est un trouble fête (en parlant du pianiste de Sébastien Schuller), il n’est même pas du groupe. Il fait partie d’un groupe obscur qui s’appel «Sébastien  Couleur », «  Sébastien Cullé »…

SSW : En revenant au fait que vous avez fait le tour du monde, est ce que cela à un rapport avec le côté « folklorique » de votre musique ?

JIL : En fait c’est plus un mélange de culture musicale et de culture ancestrale c'est-à-dire euh … (Eclats généraux de rires)

Ahh bande de c*** … Je suis hyper concentré. Donc voila. Le fait d’être mélangé, le fait que l’on ai écouté le Velvet, le fait que moi, nombreux, nombreux sont mes aïeux  qui ont vécus ici et là… Alors ici en Afrique du Nord, là en Europe de l’est, d’autres en Allemagne, d’autres …

(RIRES)

D’où les violons. C’est ce qu’on dit lorsque l’orchestre s’emballe (fsiuut) : Doux les violons.

SSW : Tu as parlé du Velvet. Pour faire un lien, dans l’album nous avons trouvé qu’il y avait un morceau qui sortait vraiment du contexte qui est Hovering Machine…

JIL: D’accord.

SSW: … et c’était pour savoir si cette chanson s’inscrivais dans un contexte différent des autres …

JIL : Ok. Ouai, ouai, ouai c’est l’histoire de cette chanson un peu particulière, parce que pour tout vous dire, on a enregistré ça, c’était la dernière chanson de l’album et on s’est dit on se fait quelque chose de complètement libre, on s’est laissé aller à nos humeurs, on a été plutôt détendus. J’ai le souvenir du soleil qui se couche, sur les prairies du perche. C’est à côté le Perche. Fiou. Je ne sais pas comment je l’ai sorti, je n’ai aucune idée d’où est le Perche.

On a donc pu générer cette liberté d’expression dans cette chanson, qu’on a enregistrée très vite. Ça correspond à d’autres choses, c’est peut être une ouverture pour la suite, c’est peut être annonciateur d’un message qu’il va falloir capter au vol (avec geste de la main du captage au vol).

SSW : Et la jouerez-vous ce soir ?

JIL : Aaaahhh. Peut – être. Ça dépend si vous nous le demandez officiellement, on la joue.

SSW : Alors on le demande officiellement.

JIL : Alors on la joue pour vous ce soir, et on la cace-dédi pour les lycéens de Vendôme, et on vous montre du doigt.

(Brouahah de paroles puis éclat de rires)

JIL : En parlant du pianiste de Sébastien Schuller : Ca c’est l’exemple même du cachetonneur, le mec qu’est là vraiment pour l’intermittence, c’est l’exemple de la déviance de la musique en France. On en fait le moins possible pour gagner le plus possible. Et bien non, ce n’est pas comme ça qu’on avance je suis désolé. Et on fait quoi, on fait de la paperasse. On fait des comptes d’apotiquaire Mr. De Chirac, puisque les noms se dévoilent et les masques tombent. (Rires.)

Pardon

SSW : On voulait, pour finir parler du contre-concert sauvage des Wampas …

JIL : Aahhh oué ! N’empêche que ça c’était énorme. On les a tué je pense sur le coup. Ils sont restés sur le carreau. C’était, je crois, une des premières choses que l’on faisait avec Jil is lucky.

SSW : Et comment vous est venue l’idée ?

JIL : Ça nous a pris … comme ça (rires) par surprise, le mec nous a appelé et nous a dit si on voulait faire un contre-concert ; on a dit bien sur… voilà, dès qu’il y a du buzz ! Schuller le buzz, ils l’attendent toujours (rires). Bon, c’est bon ?

SSW : Oui, il nous semble tout avoir…

JIL : Et qu’est ce que vous allez faire avec ça ?

SSW : On réécoute, on retranscrit… Enfin ça va être impossible je pense. (Rires partagés)

JIL : Si si il va falloir que vous mettiez « rires »… c’est de l’habillage, tout ça c’est de l’habillage, c’est vraiment de la tex… de la texture.

 

Interview virtuosement réalisée par Eva et Romain

Photos de Flore Aël Surun

le site officiellement non officiel du groupe ici!

Par Sick Sad World 'zine
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